samedi 8 décembre 2012

Lâchez nous la grappe avec "c'était mieux avant" ! La révolte contre le monde moderne, c'est le slogan du bloc identitaire...

Oui, je préfère le monde AVEC vaccins et sans poliomyélite.

Oui, je préfère le monde avec médicaments anti-douleurs plutôt qu'une tisane de reine des prés.

Oui, j'adore les réseaux sociaux, les forums, croiser des gens qui habitent à deux mille kilomètres de chez moi, de tous les milieux et je préfère largement cela à la veillée au coin d
u feu du village avec les même cinquante clampins tous les soirs de ma vie.

Oui, j'adore la métropole, le bruit, le va et vient humain incessant, les millions d'âmes dans les grandes tours, et je les préfère aux communautés étriquées du temps passé.

Oui je suis mondialiste, et je trouve le métissage culturel fantastique, et que cela fasse disparaître des traditions, des coutumes et quelques langues ne me dérange pas des masses, au regard de la réinvention culturelle perpétuelle que permet le grand brassage bordélique de ce début de millénaire.

Je ne regrette pas le capitalisme de papa des années 60 , je ne regrette pas le capitalisme de grand-papa du début du siècle, et encore moins le féodalisme. Je suis anticapitaliste, mais non, je ne veux pas revenir aux sociétés tribales, aux temps des communautés de chasseurs pêcheurs cueilleurs, où à je ne sais quel autre Paradis Perdu à te casser le dos à bêcher un lopin de terre .

Je veux habiter un chouette appart dans une chouette cité, avec des audaces architecturales et pas une chaumière, et pas une cabane, et pas une yourte.

Ma révolution ne sera pas FORCEMENT sans OGM, pas forcément sans toucher à l'atome, et sans produits chimiques. Ca dépendra , on cherchera, on expérimentera, on sécurisera mais on ne s'interdira RIEN, parce que la science n'est pas tabou, et la technologie n'est pas le diable.

Ma révolution ne sera pas la réaction.
Je ne veux pas retourner m'abriter derrière les barrières de mon Etat Nation fussent elles qualifiées de sociales.

Je ne veux pas retourner chier dans des « toilettes séches », vive le tout à l'égout.

Je veux manger bien et pas que des « légumes anciens », j'en peux plus des recettes de rutabagas qui tournent sur les sites alterno-machins, le rutabaga, c'est filandreux et insipide, arrêtez de faire semblant d'aimer ça.

La décroissance, je connais, merci bien, tous les jours, je consomme un peu moins, et les leçons des gens qui pensent que la frugalité, c'est un cageot plein de légumes frais bio de l'AMAP, dégusté autour de la douce chaleur prodiguée par une pompe à chaleur coûtant la peau du cul me fatiguent. Parce que la culture des légumes bio, c'est pas un taf en harmonie avec les énergies de Gaîa, c'est les mains dans la merde pour pas cher la journée, parce que pour les pompes à chaleur il faut des petites mains également.

Ah pendant qu'on y est, je ne veux pas non plus de retour au petit commerce et à la petite entreprise familiale new age, le problème de l'entreprise capitaliste, c'est le salariat, pas le caractère national , local ou multinational du patron. Apprenti dans une boulangerie, c'est même pire qu'ouvrier en usine, parce que t'es tout seul face au boss dans ta boulangerie, même ethicable.

Bref, j'ai aussi peu de points en commun avec ces gens pour qui la Révolution est une perpétuelle nostalgie d'un passé mythifié qu'avec un vulgaire patron .

La révolte contre le monde moderne, c'est le slogan du Bloc Identitaire.

Mon communisme, c'est la confiance dans un avenir débarassé des vieilleries obscurantistes, des grandes peurs anti-progressistes, de l'exploitation à l'ancienne qui dure depuis trop longtemps. Je veux DU PROGRES scientifique et technologique pour travailler moins et vivre mieux.
Mon communisme n'est sûrement pas le retour au pouvoir du chef de tribu, du petit patron bien de chez nous, et des recettes de grand-mère en guise de sécurité sociale.

Du passé merci de faire table rase, debout, debout !

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