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vendredi 27 avril 2012

Norvège: des dizaines de milliers de personnes se mobilisent contre la paranoia meurtrière de Breivik

C'est une chanson, qui en Norvège est un peu l'équivalent des ritournelles de Yannick Noah ou de Nino Ferrer que les instituteurs et institutrices aiment faire chanter aux enfants: tout simplement parce qu'elle parle de paix entre les êtres humains, de fleurs et d'arc en ciel.

Mais pour un meurtrier au cerveau totalement infecté par la propagande raciste comme Breivik, cette chanson des années 70 était destinée à laver le cerveau des mômes....

Alors plus de quarante mille personnes sont venues la chanter devant la salle d'audience où le fasciste est jugé pour l'assassinat prémédité de dizaines de personnes

 Des dizaines de milliers de Norvégiens défient Anders Breivik en chantant

OSLO (AP) — Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées jeudi dans toute la Norvège pour défier Anders Breivik en entonnant une chanson pour enfants, qui, selon le tueur d'Utoya, sert à laver le cerveau des petits Norvégiens.
Au même moment dans la capitale, des victimes de l'attentat d'Oslo du 22 juillet témoignaient au neuvième jour du procès d'Anders Breivik.
Sur la place Youngstorget, dans le centre d'Oslo, ils étaient quelque 40.000 massés sous des parapluies à reprendre en choeur les "Enfants de l'arc-en-ciel", une chanson des années 70, jouée par l'artiste Lillebjorn Nilsen. La foule a ensuite marché jusqu'au tribunal, déposant un tapis de roses rouges et blanches sur les marches et les barrières métalliques devant le palais de justice.
Dans d'autres grandes villes, des chanteurs improvisés avaient aussi bravé la pluie, inspirés par un mouvement lancé sur le réseau social Facebook. "Nous allons vivre ensemble, chaque soeur, chaque frère, toi et moi, jeunes enfants de l'arc-en-ciel", proclament les paroles de la chanson.
La manifestation était organisée comme un acte de défi envers Anders Breivik. La semaine dernière, devant le tribunal, il avait cité la chanson comme un exemple de la façon dont les "marxistes culturels", comme il les appelle, auraient infiltré les écoles du pays et affaibli la société norvégienne. A l'en croire, les "Enfants de l'arc-en-ciel" servent à laver le cerveau des jeunes Norvégiens pour qu'ils soutiennent ensuite l'immigration.

vendredi 20 avril 2012

Pays Bas: alerte au terrorisme blanc





La menace du "terrorisme blanc"

Ce qui inquiète davantage le coordinateur, c’est le "terrorisme blanc": entendez par-là, des groupes ou des individus violents, adeptes des thèses d’extrême-droite et de la "suprématie blanche".
La pensée du terroriste norvégien Anders Breivik montre de grands points communs avec les convictions de différents groupes aux Pays-Bas qui militent contre l’islam, la société culturelle et 'l’establishment de gauche'.
Il confiait hier au journal Telegraaf:
Depuis les actes violents de Breivik, d’autres accidents en Europe ont montré que cette menace est bien réelle. La vigilance est de mise.
Erik Akeboom citait notamment le meurtre de Sénégalais par un jeune homme proche de la Casa Pound, en Italie, et les meurtres de ressortissants turcs par une cellule néo-nazie en Allemagne.
Aux Pays-Bas aussi, des groupuscules néo-nazis ou suprémacistes blancs existent. Et ils aiment les armes à feu.

Folklore scandinave

L’un de ces groupes ultra-violents sévit en Hollande septentrionale, dans la région d’Alkmaar. Ses membres viennent d’une branche néerlandaise de 'Blood and Honour', le réseau suprémaciste blanc fondé par Ian Stuart Donaldson, le chanteur du groupe RAC (Rock Against Communism) SKrewdriver (Tournevis: ça ne s’invente pas !).
Mais les violences auxquelles ils se sont livrés - notamment lors de heurts avec des groupes antifascistes - les ont contraint à se dissoudre en 2006. Certains vétérans n’ont pas accepté la dissolution et ont recréé un autre groupuscule. Dont les liens permanents avec le réseau 'Blood and Honour' ne font aucun doute.
Son nom, 'Hulfhednar', vient de la mythologie scandinave. Dans les sagas norvégiennes les 'hulfednar' sont des guerriers revêtus d’une peau de loup, qui se changent en animaux sauvages lorsqu’ils chargent un ennemi. L’équivalent loup-garou du "berserk", le guerrier à la peau d’ours, lui aussi fréquemment présent dans le bestiaire néo-nazi… Et qui a donné l’expression anglaise going berserk, péter les plombs !

Des armes saisies chez les suprémacistes

La police a saisi chez les membres de ce groupe des armes à feu semi-automatiques en octobre dernier. Les services secrets néerlandais (AIVD) surveillaient l’habitation de Rony de Koning, le leader du mouvement. Ils y ont découvert un sac rempli d’armes et des munitions dans la maison.
Les services de renseignement n’ont pourtant pas l’air de prendre cette menace au sérieux. Dans un rapport récent sur les mouvements extrémistes aux Pays-Bas, ils écrivent:
Chez les extrémistes de droite, il existe une fascination pour les armes et on exalte certaines formes de violence. Il n’y a aucune preuve que ces armes ont été rassemblée afin de servir lors d’actes de violences ou en vue d’objectifs déterminés.
Ce n’est pas du tout l’avis des membres du réseau antifasciste Kafka, qui étudie ces mouvements aux Pays-Bas depuis des années. Pour eux,
la combinaison extrême-droite et armes à feu est plutôt dangereuse, voire mortelle.
Ils rappellent que les leaders de ce groupe ont un passé chargé: tentative de meurtre, maltraitance grave, détention de substances dangereuses, incendies volontaires, violence publique et possession illégale d’armes à feu…

La violence extrémiste de droite sous-estimée

Certains de ses membres ont été arrêtés dans les Ardennes belges, en possession de sept véhicules militaires ET d’armes illégales dans ce qui était sans doute possible un camp d’entraînement de milices d’extrême-droite…
Pour les membres de Kafka, il ne fait aucun doute que 'Hulfhednar' est un groupe orienté vers la lutte violente. Certains de ses membre sont des tireurs chevronnés et collectionnent les armes à feu.
Tout au long de l’année 2011, des "incidents" ont émaillé la vie de ces groupes: déprédations, voire incendie volontaire de mosquées, agressions de personnes musulmanes ou de demandeurs d’asile, etc.
L’exemple de Breivik, comme le rappelle le coordinateur de la lutte anti-terroriste, montre que cette violence "symbolique" peut se muer en assassinat de personnes jugées indésirables. Et pourtant, le même coordinateur ajoute que les armes saisies auprès du groupe Hulfhednar "étaient probablement destinées à être revendues".

L'intégralité de l'article ici

Lyon : le harcèlement des Juifs à la cérémonie de commémoration de l'Holocauste

Hier matin  à 9:30, lors de la commémoration pour Yom Hashoah organisée par La communauté libérale de Lyon, un homme s’est présenté et a demandé quel était l’événement. L’individu fait l’apologie de Mohamed Merah. Annonce ensuite vouloir tuer des enfants dans une école juive. L’individu menace ensuite de revenir avec une mitraillette sur place pour tuer (en mimant) tous les gens qui s’y trouvent. Interpellation de l’individu par la police. Actuellement en garde en vue pour menaces de mort.

Source: CFCA

lundi 16 avril 2012

A la veille du procès Breivik, défilés de la haine en Europe

La tuerie de Montoya perpétrée par le militant fasciste norvégien n'aura manifestement pas servi de leçon en Europe: en France, la campagne électorale officielle donne l'occasion à Marine Le Pen d'exprimer à des heures de grande écoute et financée par l'argent public le même genre d'élucubrations haineuses que celle du manifeste du tueur ( voir notre article sur son clip de campagne ici ).

Ailleurs en Europe, les groupes fascistes organisaient des manifestations de rue ce week-end avec la protection des autorités.

En Pologne, une organisation nationaliste d'extrême-droite avait ainsi décidé de fêter l'anniversaire de sa création à Katowice: ce ne sont pas eux qui ont eu des problèmes avec la police, mais les contre manifestants , dont plusieurs dizaines ont été violemment interpellés.


En Croatie, à Zagreb, le gouvernement et la mairie avaient décidé de laisser se tenir une grande manifestation de soutien à des généraux inculpés pour crimes de guerre commis lors de la guerre en ex-Yougoslavie. Des délégations du Jobbik hongrois et du FN français étaient notamment attendues.

Heureusement, la mobilisation intense des antifascistes et des habitants a contraint les autorités à interdire la manifestation deux jours avant sa tenue.

Mais les quelques dizaines de fascistes venus quand même ont été protégés par la police sur leurs lieux de rassemblement, tandis que la police tentait d'intimider les antifascistes, notamment avec quelques arrestations